#ChallengeAZ : E comme Expressions anciennes

#ChallengeAZ

E… comme expressions anciennes
Il n’est pas question ici de faire un inventaire des expressions anciennes, tant la langue française en est riche, mais de commenter quelques expressions soigneusement choisies parce qu’étant en lien avec les recherches généalogiques et historiques.

Le denier de la veuve

À ne pas confondre avec le denier du culte, contribution volontaire d’un catholique à sa paroisse, l’expression « le denier de la veuve » désigne l’obole donnée par un pauvre, ou ses maigres ressources.
Le mot denier est originaire du latin (denarius) et désignait jusqu’au 19ème siècle différents types de monnaies. Associé à la veuve, il donne cette expression qui est directement inspirée de la Bible :
« Jésus était assis face au Trésor, il regardait la foule mettre de la petite monnaie dans le Trésor, et beaucoup de riches en mettaient abondamment. Survint une pauvre veuve qui y mit deux piécettes, soit un quart d’as. Alors il appela ses disciples et leur dit : « En vérité, je vous le dis, cette pauvre veuve a mis plus que tous ceux qui ont mis dans le Trésor. Car tous ceux-là ont mis de leur superflu mais elle, de son indigence, a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre.»

Avoir la foi du charbonnier

Le charbonnier dans cette expression est celui qui livre le charbon dans les villes, et l’origine de cette drôle d’expression (pourquoi donc un charbonnier aurait-il une foi inébranlable?) trouverait, d’après Fleury de Bellingen (qui était grammairien au 17ème siècle) son origine dans un conte :
« Le Diable un jour demanda à un malheureux charbonnier :
– Que crois-tu ?
Le pauvre hère répondit :
– Toujours je crois ce que l’Église croit.
Le diable insista :
– Mais à quoi l’Église croit-elle ?
L’homme répondit :
– Elle croit ce que je crois.
Le Diable eu beau insister, il n’en tira guère plus et se retira confus devant l’entêtement du charbonnier»
L’expression  « avoir la foi du charbonnier » daterait ainsi du Moyen-Age, période où la foi d’une population souvent ignorante était alimentée par des formules apprises en latin, donc incompréhensibles, et par cœur. La foi absolue du croyant impliquait qu’en retour Dieu leur accorde protection, reconnaissance et aide.
Aujourd’hui peu utilisée, cette expression se retrouve par exemple dans l’oeuvre de Georges Brassens, dans sa chanson Le Mécréant :
« Est-il en notre temps rien de plus odieux
De plus désespérant, que de n’pas croire en Dieu ?
J’voudrais avoir la foi, la foi d’mon charbonnier
Qui est heureux comme un pape et con comme un panier… »

Conter fleurette

Quelle mignonne expression que celle-là ! Mais ne vous y trompez pas, si aujourd’hui elle signifie « faire la cour » à quelqu’un, elle a des origines plus complexes qu’il n’y paraît. En effet, le terme « fleurette » trouverait ses racines dans « florette », c’est-à-dire petite fleur. Jusqu’ici tout va bien, non ? Sachez cependant que ce terme est plus tard, au cours du 16ème siècle, devenu beaucoup plus métaphorique. Disons-le franchement, les fleurettes désignaient des balivernes.
Cela renvoie aux principes anciens de l’amour galant, ou un homme qui désirait séduire une femme se devait d’enrichir ses propos de quelques arrangements avec la réalité, pour mieux réussir son projet. On ajoutait ainsi de jolies fleurs pour mieux attirer le papillon convoité…

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Conter fleurette, finalement, c’est faire la cour à l’ancienne, en racontant des balivernes. Pas si mignon que cela, finalement…
À demain en pleine forme (avec un F majuscule) !

#ChallengeAZ : D comme Dactyloscopie

Définition

La dactyloscopie est un procédé d’identification des personnes par les empreintes digitales, ou dactylogramme. L’empreinte digitale peut être visible à l’oeil nu, elle est alors simplement photographiée. Mais elle peut se révéler grâce à de la poudre magnétique que les services de police scientifique appliquent sur les surfaces.
Chaque individu possède une empreinte digitale unique, de sa naissance à sa mort. Tout comme l’ADN, c’est donc un procédé fort utile pour confondre un criminel. Mais le dessin général d’une empreinte ne suffit pas : il faut y ajouter ce qui fait justement la différence entre les individus, et cette différence réside dans les irrégularités du dessin.

#ChallengeAZ : D comme Dactyloscopie

(Source image : blog efmsciences)

Petite histoire de la dactyloscopie

Dès la Préhistoire, on trouve des traces d’empreintes digitales, et celles-ci servent même à signer des « contrats » ; on a ainsi retrouvé une empreinte de pouce sur une tablette à Babylone.

#ChallengeAZ : D comme Dactyloscopie

Il faudra cependant attendre 1684 pour que le premier traité sur l’empreinte ne soit rédigé par le scientifique Nehemia Grew. Le 19ème siècle quant à lui verra l’apparition de l’anthropométrie.
En 1870, en France, c’est Alphonse Bertillon qui donnera ses lettres de noblesse à cette science. D’après lui, en prenant 14 mesures sur un individu, il ne reste qu’une chance sur 286 millions pour les retrouver chez un autre individu. Ces mesures sont dès lors employées et permettent d’identifier délinquants et criminels qui changent fréquemment d’identité. Et c’est en 1891 que le premier fichier d’empreintes est mis en place en Argentine.

#ChallengeAZ : D comme Dactyloscopie

En 1892, Francis Galton, un anthropologue anglais considéré comme le fondateur de l’eugénisme, étudie les empreintes digitales et publie son ouvrage de référence « Finger Prints ». Ses calculs indiquent qu’il y aurait une chance sur 64 milliards que deux individus aient la même empreinte.

#ChallengeAZ : D comme Dactyloscopie

Un service d’identité judiciaire est créé en France en 1893. Tout le 20ème siècle verra l’application de la dactyloscopie, et c’est à partir des années 1970 que les fiches dactyloscopiques vont être informatisées, et que des logiciels vont les traiter et les reconnaître.
Une fois prélevée, l’empreinte digitale est donc entrée dans une base de données, aujourd’hui informatisée. Le logiciel compare alors cette empreinte avec toutes celles qu’il a en stock. En France, la loi prévoit qu’il faut au minimum 12 points de comparaison identiques pour que l’empreinte devienne une preuve.

Le FAED

1994 voit apparaître le Fichier Automatisé des Empreintes Digitales (F.A.E.D). Au 31/01/2010, il comptait 3 451 622 individus enregistrés et 192 623 traces non identifiées (source : site de la CNIL)

#ChallengeAZ : D comme Dactyloscopie

Selon le décret n°87-249 du 8 avril 1987 relatif au fichier automatisé des empreintes digitales géré par le ministère de l’intérieur,  les empreintes digitales et palmaires enregistrées sont accompagnées des informations suivantes :
1° Les nom, prénoms, date et lieu de naissance, filiation et sexe ;
2° Le service ayant procédé à la signalisation ;
3° La date et le lieu d’établissement de la fiche signalétique ;
4° La nature de l’affaire et la référence de la procédure.
5° Les clichés anthropométriques ;
6° Pour les empreintes transmises dans le cas prévu au 4° de l’article 3, l’origine de l’information et la date de son enregistrement dans le traitement.
Les traces d’empreintes enregistrées sont accompagnées des informations suivantes :
1° Le lieu sur lequel elles ont été relevées, ainsi que la date du relevé ;
2° Le service ayant procédé au relevé des traces ;
3° La date et le lieu d’établissement de la fiche supportant la reproduction des traces papillaires ;
4° La nature de l’affaire et la référence de la procédure ;
5° L’origine de l’information et la date de son enregistrement dans le traitement.

Dactyloscopie et généalogie

Que deviendront toutes ces données pour les généalogistes du futur ? Sachant qu’aujourd’hui, la CNIL n’autorise la conservation des données dans le fichier que pour une durée de 25 ans… De même, l’obtention du casier judiciaire d’une tierce personne est sévèrement réprimé par la loi. Il reste aux généalogistes les archives judiciaires, source intarissable d’informations sur les condamnations de nos ancêtres ou sur leurs actions en justice.
 #ChallengeAZ : D comme Dactyloscopie #ChallengeAZ : D comme Dactyloscopie #ChallengeAZ : D comme Dactyloscopie #ChallengeAZ : D comme Dactyloscopie

Liens utiles

Guide des archives judiciaires
Archives contemporaines judiciaires
Les archives antérieures à 1958
Archives des juridictions et services déconcentrés
Mémoire didactique des mathématiques sur les empreintes digitales

#ChallengeAZ : C comme Cassafousth

#ChallengeAZ

L’Argentine :

Sara Carlota de Sagrada Corazon de Jesus CASSAFOUSTH est née le 25 février 1856 à Buenos Aires, en Argentine.
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acte de naissance de Sara Carlota – cliquer sur l’image pour l’agrandir

Elle était la soeur de Carlos Adolfo CASSAFOUSTH, qui s’est illustré par la mise en oeuvre du système d’irrigation Los Altos de la Ciudad de Cordoba. Pour en savoir plus sur cet illustre et controversé personnage, je vous invite à lire cet article.
Carlos Adolfo Cassfousth
Carlos Adolfo Cassfousth
Sara Carlota a épousé en 1878 Charles Ernest Georges MONTIGNY, polytechnicien et militaire de carrière, à Versailles.

 

La France :

Portrait d'Žlve de la promotion 1862

Charles MONTIGNY

De leur union naîtront trois enfants :
– Henri Charles Amédée
– René Jacques Jules
– et Sara Jeanne Charlotte qui épousera en 1906 Jean Etienne BENEZET, l’arrière arrière grand-père, ou trisaïeul, de mes enfants, qui ont donc de lointaines origines argentines. Pas seulement, puisque coule aussi dans leur sang celui de leurs aïeules roumaine et belge… En ces temps troublés où il est question d’opposer français de souche et français pas tout à fait français, les généalogistes ont bien conscience de l’absurdité de ces notions !

Un remariage :

Sara Carlota de Sagrada Corazon de Jesus CASSAFOUSTH devint veuve en 1887, à 31 ans. Un peu plus tard, en 1889, elle épousera Léonce ROUSSET, avec qui elle aura deux filles, Marie Madelaine et Christine. Léonce ROUSSET était également militaire, centralien, et connu pour ses écrits. Léonce était-il ami avec le premier époux de Sara Carlota ? Je ne le sais pas, mais cela paraît probable. Elle aura donc eu cinq enfants, trois filles et deux garçons, de deux unions différentes, et voyagé de Buenos Aires à Versailles, puis de Versailles à Laon…  Il existe un indice sur le premier voyage de Sara Carlota vers la France et Versailles : sa propre mère était française, née en 1828 à Versailles. Est-ce à l’occasion d’un voyage dans sa famille maternelle que sa route a croisé celle de Charles MONTIGNY ?

 

 

 

 

#ChallengeAZ : B comme Biographe familial

#ChallengeAZ

Sait-on la différence entre un biographe et un biographe familial ? Voici en quelques mots les différentes manières d’aborder le travail de biographie.

« Chaque biographie est une histoire universelle »

(Bernard Groethusen)

 

Le biographe et l’individu

Dans le cadre d’une biographie « simple », l’écrivain public que je suis s’attache à recueillir le plus fidèlement possible les souvenirs de son interlocuteur. Il s’agit dans un premier temps de faire émerger la demande : qui va lire ce que nous allons écrire ensemble ? S’agit-il de mémoires, ou de transmettre au plus grand nombre son histoire de vie ? La demande peut en effet être radicalement différente d’une personne à une autre. Certains auront à coeur de laisser une trace de leur existence pour leurs descendants, d’autres voudront détailler un pan particulier de leur parcours de vie, s’attarder sur une période. Le futur lecteur n’est pas si souvent déterminé, et là encore les souhaits peuvent être divers. Certains demanderont à être édités à compte d’auteur, d’autres au contraire souhaiteront une diffusion très restreinte…
Je vais évoquer ici deux exemples, qui me semblent tout à fait illustrer ces différences.
J’ai eu à travailler avec un vieux monsieur juif d’origine polonaise, à la demande de sa fille (et avec l’accord de l’intéressé, bien entendu), sur le recueil de ses souvenirs durant la guerre. Cette femme souhaitait que son père, très discret sur sa vie, puisse transmettre l’histoire de son parcours à ses petits-enfants. Notre travail donna lieu à un ouvrage destiné aux seuls membres de la famille, richement illustré de photographies de famille.

biographe familial

Une autre demande, plus atypique, m’est parvenue un jour : un autre vieux monsieur, qui venait de perdre son épouse, souhaitait écrire le récit de ses aventures extra-conjugales. Pour se sentir un peu plus vivant, peut-être, se remémorer d’agréables moments, qui sait ? Cela ne l’empêcha pas de s’interroger sur les origines de son infidélité, ce qui le ramena à sa petite enfance… Là, il n’était surtout pas question de diffusion familiale, mais il a souhaité que je l’accompagne dans sa volonté d’être auto-édité et pourquoi pas lu par le plus grand nombre.

Le biographe familial

Le premier travail évoqué, avec ce vieux monsieur juif polonais, pourrait s’apparenter à celui du biographe familial. Mais il est resté centré sur l’individu lui-même, ses sentiments, la perception de ses souvenirs. Pour devenir une biographie familiale, ses souvenirs auraient eu à être complété par des éléments plus factuels. Le biographe familial est là pour aider à retracer le parcours d’une famille, ses mouvements sociaux, géographiques… Agrémentée des souvenirs du narrateur, la biographie familiale a vocation à transmettre une histoire familiale bien plus qu’individuelle.
En ce sens, chacun peut s’atteler à la tâche. L’un des derniers numéros de la Revue Française de Généalogie y est d’ailleurs consacré.

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Le travail est ardu, long et complexe. Mais il ne faut pas se priver de cet outil formidable de transmission. Combien sommes-nous à déplorer que nos ancêtres n’aient pas laissé plus de traces de leurs parcours de vie ? Imaginez la richesse de votre travail pour vos enfants, petits-enfants…
Le lien entre mon métier d’écrivain public et ma passion pour la généalogie est ici le plus évident ; j’aime accompagner les gens dans cette transmission, et à être à mon petit niveau un passeur d’histoire(s).

#ChallengeAZ : A comme Allumeur de réverbères

#ChallengeAZ
C’est parti ! Voici mon premier article pour le #ChallengeAZ édition 2015 !
 Allumeur de réverbères

Allumeur de réverbères, un bien vieux métier !

Ce métier va de pair, bien entendu, avec la mise en place des éclairages publics, pendant la révolution industrielle. Voilà un joli métier, disparu, bien sûr, depuis l’invention et la généralisation de l’électricité.
Avec l’installation de l’éclairage public au gaz, être allumeur de réverbères est devenu un métier à part entière exercé par des fonctionnaires de ville. On les voyait circuler dans les rues, munis de longues perches, le matin pour éteindre, le soir pour allumer. Les réverbères étaient ainsi allumés ou éteints manuellement  matin et soir.
Pour mieux saisir toute la poésie de cet ancien métier, je ne résiste pas au plaisir de citer Le Petit Prince, d’Antoine de Saint Exupéry :
« La cinquième planète était très curieuse. C’était la plus petite de toutes. Il y avait là juste assez de place pour loger un réverbère et un allumeur de réverbères. Le petit prince ne parvenait pas à s’expliquer à quoi pouvaient servir, quelque part dans le ciel, sur une planète sans maison, ni population, un réverbère et un allumeur de réverbères. Cependant il se dit en lui-même Peut-être bien que cette homme est absurde. Cependant il est moins absurde que le roi, que le vaniteux, que le businessman et que le buveur. Au moins son travail a-t-il un sens. Quand il allume son réverbère, c’est comme s’il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère ça endort la fleur ou l’étoile. C’est une occupation très jolie. C’est véritablement utile puisque c’est joli. »

#ChallengeAZ

Il existe par ailleurs une chanson sur le thème de l’allumeur de réverbères, écrite et interprétée par François-Marie Gérard :
Tous les jours, il arrivait
Avant la tombée de la nuit
D’un pas calme, il arpentait
Toutes les rues de la ville
C’était dans les années cinquante
Les enfants jouaient dans la rue
Sans qu’il n’y ait de tourmente
A laquelle personne n’aurait cru
Sa casquette sur les oreilles
Sa veste était bien trop usée
Mais il faisait des merveilles
A nos yeux pas encore blasés
D’un coup de manivelle
Il faisait naître la lumière
En créant une étincelle
Pour allumer les réverbères
{Refrain:}
Allumeur de réverbères
Qu’y a-t-il de plus beau sur Terre
Que de faire naître la lumière
Là où c’est nécessaire ?
Allumeur de réverbères
Chaque jour, nous attendions
L’arrivée de sa grande carcasse
Sans avoir aucune illusion
Nous rêvions d’être à sa place
Chacun à notre tour
Il nous prenait de ses grandes mains
Nous nous agrippions autour
Du réverbère encore éteint
Il nous donnait sa manivelle
Pour ouvrir le robinet
Et tout au long de la ruelle
La lumière ainsi naissait
Je ne sais trop si cette lumière
Éclairait le monde extérieur
Ou surtout faisait renaître
Une étoile au fond de nos cœurs
{au Refrain}
Aujourd’hui, toutes les lumières
Jaillissent sans qu’on sache comment
L’allumeur de réverbères
N’existe plus pour les enfants
Ce sont des ordinateurs
Qui décident du jour et de la nuit
Et plus personne n’est porteur
De la lumière qui jaillit
Mais il y a toujours des hommes
Ou des femmes qui nous illuminent
Qui nous transportent au royaume
Des rêves qui nous fascinent
Ces gens qui nous font confiance
Qui nous disent : «Lève-toi !»
Qui nous donnent la puissance
De toujours croire en soi

Alors voilà, j’inaugure ce Challengeaz avec un billet sur un métier que pour ma part je trouve empli de poésie.
Je vous dis à demain, de Bonne humeur (avec un grand B !)

#ChallengeAZ 2015

#ChallengeAZ : Tic tac, tic tac…

#ChallengeAZ

Plus que quelques jours avant le grand lancement du #ChallengeAZ 2015 ! C’est à la fois chouette et un peu effrayant. Certains ont déjà publié sur leurs blogs les thèmes qu’ils avaient retenus, d’autres ont déjà publié la liste alphabétique. De mon côté, j’ai avancé sur certaines lettres, d’autres sont encore un peu en friche. Je ne suis pas prête ? Je ne sais pas puisque je n’ai aucune expérience dans ce domaine. WordPress n’a (presque) plus de secret pour moi, la SEO non plus, mais il me faut peaufiner mes contenus pour ce challenge.
Question thème je ne serai pas aussi pointue que certains de mes collègues qui ont choisi de s’attaquer aux prénoms ou aux noms de leurs ancêtres. Je choisis ici de partager les liens des blogs concernés, considérant que nous ne sommes certes pas en compétition, mais bien tous complémentaires. Ce challenge est une occasion de rencontres et de partages pour moi, et certainement pas une opportunité de concurrence.
Pour en revenir au thème, à l’image de mon blog, qui se veut généraliste et accessible à tous, y compris aux simples débutants, aux curieux de généalogie, je retiens celui de « Généalogie et Histoire ». Je glisserai chaque jour un peu de mon histoire familiale, mais aussi le fruit de certaines recherches, tout comme je m’attarderai sur de vieilles expressions, de drôles de mots. L’écrivain public n’est jamais loin, sa plume veille sur moi et se trouve juste au-dessus de mon épaule… Mon objectif principal est sans doute de tenir et de terminer ce challenge, mais il se situe à égalité avec mon plaisir de partager sur des sujets qui me passionnent, des étonnements, de drôles de surprises. Parce que la généalogie est faite de tout cela, et qu’en ce sens elle est comme la vie. Elle n’est pas un loisir mais une passion, elle n’est pas chronophage parce que c’est un voyage. Elle éclaire le passé et prépare l’avenir.

 

#ChallengeAZ

 

Allez, un indice pour le jour J : la lettre A me permettra de revisiter un vieux métier oublié.
A très bientôt, et au plaisir de vous lire, amis blogueurs, sur le sujet !

#ChallengeAZ

#ChallengeAZ 2015

#ChallengeAZ 2015

#challengeaz

Le CHALLENGEAZ, késako ?
Nous serons 45 participants cette année au ChallengeAZ (je porte fièrement le numéro 37 de la liste officielle) , et ce sera la première fois pour moi.  Pour reprendre le sous-titre du challenge 2014 :

« Un mois, un alphabet, des généalogistes blogueurs et passionnés »

Le principe est d’écrire chaque jour un article en lien avec l’histoire, la généalogie, et de dérouler l’alphabet. Pour tout savoir, je vous invite à visiter le site de La Gazette des Ancêtres, à l’initiative du projet chaque année.

#ChallengeAZ 2015

Le rythme est pour le moins soutenu, mais avec un peu de méthode et beaucoup de rigueur, je pense y arriver. J’ai déjà commencé à réfléchir et trouvé 16 thèmes d’articles. Il en manque, mais nous ne sommes que le 5 mai et le challenge débute le 1er juin. Et bonne nouvelle : les dimanche seront chômés !
Ce sera l’occasion pour moi d’écrire chaque jour sur le thème de la généalogie, de découvrir d’autres passionnés, peut-être de transmettre un peu de mon goût pour l’histoire familiale. 45 participants multipliés par 26 lettres, cela donne pas moins de 1 170 articles ! Arriverais-je à tous les lire ? Je ne pense pas possible de lire 45 articles chaque jour avec mon activité, mais je sais que je vais en parcourir un certain nombre.
Sachez que parmi les les thèmes abordés, j’ai choisi de parler de métiers anciens, de vieilles expressions, toutes en lien avec la généalogie, bien sûr ! Je n’oublierai pas de rendre hommage à des aïeuls soigneusement choisis parmi tous ceux que je croise. J’espère parvenir à vous les rendre attachants et encore un peu parmi nous.
Pour le contenu, il faudra patienter…
En attendant, vous pouvez suivre l’actualité du challengeaz sur facebook et twitter. J’en profite pour saluer ici cordialement l’initiatrice de ce projet, Sophie Boudarel, de la Gazette des Ancêtres.
Je compte donc sur vous pour me lire, me soutenir, poster des commentaires dès le 1er juin !

 

 

 

Quand la piste s’arrête…

Généalogie sans fin

En matière de généalogie, rien ne se finit jamais ; il est toujours des ascendants à chercher, des parcours à retracer, des miettes à ramasser. Pourtant, il est des cas où brusquement la piste s’arrête. Il faut alors se faire une raison : il n’y a plus moyen de remonter.
Je n’avais pas encore été confrontée au cas des enfants exposés dans une généalogie me touchant de près. C’est maintenant chose faite et cela  m’est arrivé en débutant la généalogie de mes deux nièces. En remontant les générations, je me suis intéressé à leur patronyme ;  Borromée, et je suis tombée sur ce que j’appelle une piste froide.

 

La famille Borromée

Ce nom de Borromée ne vous est sans doute pas inconnu, c’est celui d’une grande et riche famille lombarde qui donnera son nom aux îles acquises en Italie. C’est aussi le nom d’un évêque, cardinal et saint du 16ème siècle, issu de cette même famille.
quand la piste s'arrête

Charles Borromée

De fait,  la légende familiale de mes nièces, du côté de leur père, faisait référence à ces origines possibles, tout en n’étayant pas ces dernières par de quelconques recherches.
Ce n’est pas pour retrouver d’illustres ancêtres à mes nièces que j’ai entrepris mes recherches, mais pour leur transmettre un peu de mon goût pour les histoires familiales. Je suis ainsi partie de leur père, né à Toulouse, suis remontée à leur grand-père, né au Puy-en-Velay. Ils sont tous deux toujours vivants. Puis ce fut leur arrière grand-père Borromée, lieutenant dans l’Armée de l’Air, né en 1915 à Orange. La famille Borromée s’est ensuite stabilisée géographiquement (« ensuite » signifiant en généalogie « avant »…), ce qui correspond aux moeurs de l’époque. Le père du lieutenant était un mécanicien employé au PLM (Paris-Lyon-Marseille), originaire de la Drôme. Son propre père, Léon Charles, était quant à lui originaire d’Ardèche, et domestique.
Léon Charles Borromée était issu d’une fratrie de 7 enfants, et s’est marié en 1876 avec une jeune femme lingère. A leur mariage assistaient leurs parents en vie, dont Charles Borromée, et l’acte indiquait son âge, ce qui m’a permis de remonter jusqu’à son propre mariage en 1835. C’est sur cet acte de mariage que j’ai découvert qu’il était de « père inconnu », et de « mère inconnue ».

 

Charles Borromée

La piste s’arrête donc là. Je sais maintenant qu’il est né à Valence et a été exposé (c’est-à-dire abandonné) « à la porte extérieure et principale » de l’Hôtel Dieu. Il était âgé d’environ trois jours, coiffé de deux bonnets blancs…
quand la piste s'arrête

Acte de naissance de Charles Borromée en 1812

D’où vient le patronyme de mes nièces ? De l’inspiration de Marianne Chauvat, qui travaillait à l’hospice et a présenté l’enfant ? Des deux employés de l’hospice général où l’enfant devait être conduit « pour qu’il y reçoive les soins que son état exige » ? Ou seulement du maire de Valence ? Peut-être bien des quatre.
Mes nièces ne le sauront jamais, certes, mais aujourd’hui elle en savent un peu plus sur ce petit bonhomme de trois jours qui s’est fait appeler par hasard Charles Borromée, du nom du cardinal précédemment cité. Elles connaissent une part de vérité sur leurs origines, et pour ma part, je trouve cela plutôt chouette. Leur quintisaïeul ne leur est plus totalement inconnu.
 Mais la piste s’arrête là.
Je profiterai d’un déplacement futur pour consulter les archives hospitalières de la Drôme et tenter de reconstituer l’itinéraire de Charles.

 

Pour aller plus loin sur le thème de cet article, je vous recommande les liens suivants :
Sur les enfants abandonnés à cette période
Sur les « boîtes à bébés »

 

Mon parcours

Après un parcours d’abord littéraire et artistique (cinéma/audio-visuel), puis juridique (Maîtrise de Droit Privé), j’ai eu une expérience professionnelle riche dans le domaine social et juridique, en étant pendant 12 ans Directrice de Service à la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Travaillant d’abord en hébergement et centre de jour, en Normandie, je me suis ensuite installée en Languedoc-Roussillon où j’ai dirigé un service de milieu ouvert.
Je suis devenue auto-entrepreneur par choix, en décidant de me consacrer à ma passion première qu’est l’écriture. Je suis installée près de Nîmes, et je me déplace en cas de besoin dans tout le département, et au-delà pour des missions spécifiques (notamment pour les biographies).
Depuis le lancement de mon activité d’écrivain public, j’ai veillé à me former. Avant de débuter, j’ai suivi une formation auprès du C.N.E.D. pour compléter notamment mes connaissances en communication inter-personnelle.
Plus tard, j’ai suivi une formation Excel, et plus récemment j’ai obtenu le diplôme universitaire de Généalogie et Histoire des familles.
J’envisage maintenant de passer le certificat Voltaire.

mon parcours

Je participe régulièrement à des concours de nouvelles, genre littéraire que j’affectionne. Ma nouvelle « Dix ans de travail » a ainsi été publiée dans un recueil de nouvelles : Parler du Travail – Elles et Ils ont pris la plume – ARACT Languedoc-Roussillon ; la nouvelle « L’empreinte de Kammpi » a été publiée dans le recueil de la Cité des Sciences et de l’Industrie, suite au concours « Crime, la Science témoigne ». Enfin, « Le monologue dans la cage » a obtenu le troisième prix d’un concours littéraire sur internet.

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Généalogie et histoire personnelle – Introduction au génogramme

Le lien entre la généalogie et notre histoire personnelle :

J’ai débuté la généalogie vers l’âge de quinze ans, et j’ai aujourd’hui du mal à me souvenir pourquoi. Ce que je sais, c’est que le sujet intéressait déjà mon père, et que j’ai toujours voulu que mon père soit fier de moi. Mais en y regardant de plus près, je peux faire coïncider cette étape avec le décès de mon grand-père paternel. Il n’est pas exclu que cela ait un lien avec le goût que j’ai développé pour la généalogie. Parce que finalement, qu’est-ce donc que la généalogie, sinon la recherche de ses ancêtres et de son propre positionnement dans une histoire familiale ?

Psychogénéalogie et génogramme :

En reprenant la généalogie, bien plus tard, je me suis sentie attirée par le domaine de la psychogénéalogie. Mon parcours professionnel dans le social n’y est bien sûr pas étranger, et j’ai un souvenir précis de ces réunions que j’animais et où je demandais, à chaque nouvelle étude de situation, un premier génogramme. Je sais l’importance de ces éléments, et vous n’imaginez sans doute pas le nombre de mineurs en grande difficulté qui ont un positionnement instable, décalé, voire faussé, dans leur lignée familiale. Combien d’enfants élevés encore par une grand-mère se faisant passer pour leur mère, parce que voulant cacher la grossesse de leur fille adolescente ? On croirait cela d’une autre âge, d’un autre temps, mais en réalité ces cas existent. J’en ai rencontré.
Voici un exemple simple de génogramme :

génogramme

La généalogie ou l’art de se poser des questions:

À l’issue de ces études de situations, nous repartions le plus souvent avec des questions. L’éducateur avait réalisé qu’une part de l’histoire familiale avait été occultée ; et en faisant le travail pour combler les trous, il lui arrivait souvent de mettre le doigt sur un endroit douloureux, inconsciemment transmis.
Savoir d’où l’on vient est essentiel pour savoir où l’on va. Se débarrasser des questions encombrantes sur son histoire familiale, c’est s’alléger d’un poids qui peut nous empêcher d’avancer.
Mais c’est aussi un travail sur nos décalages de perception. Combien de personnes sont persuadées qu’un tel, de leur ascendance, avait un parcours qui s’avère en réalité bien différent lorsqu’il est objectivé par les archives ? Que l’on grandisse un ancêtre, qu’on le masque ou qu’on minimise sa place, tout cela est révélateur à la fois de notre inscription dans un inconscient familial et du poids des représentations familiales.
Se pencher sur sa généalogie, c’est devenir l’adulte qui objective sa propre histoire, en acceptant de se débarrasser de toutes ces images transmises par ses parents, grand-parents. Il ne s’agit bien entendu pas ici de nier les témoignages précieux de nos anciens, mais bien de les compléter pour que l’image soit moins floue.

L’exemple de Maryse Vaillant :

J’ai rencontré Maryse Vaillant lors de ma formation à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, et très vite, j’ai eu une impression curieuse concernant cette femme. Elle était déjà psychologue, mais je sentais chez elle une ambivalence, une censure qui m’ont empêchée de réellement l’écouter. Plus tard, je l’ai vue sur les plateaux de télévision, et mon impression n’a fait que se confirmer. Il a fallu des années et son décès pour que j’en apprenne un peu plus sur elle et comprenne mieux son parcours. Et j’ai découvert que tout était lié à son histoire familiale, à la répétition d’événements dramatiques touchant les femmes dans sa généalogie. S’il est un livre à découvrir dans son oeuvre, c’est celui qui raconte l’histoire à l’origine de tout son parcours. Et ce n’est sans doute pas un hasard si c’est celui qu’elle a écrit juste avant son décès.

maryse vaillant

 

Pour approfondir le sujet :

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