#ChallengeAZ : P comme Photos anciennes

#ChallengeAZ
Aujourd’hui, #ChallengeAZ : P comme Photos anciennes, parce qu’elles sont une source d’émerveillement, mais aussi d’informations en généalogie.

Collecter des images

On peut commencer par rechercher de vieilles cartes postales relatives au lieu de vie de nos ancêtres, et internet est pour cela un outil formidable. Certains sites, comme celui de Notre famille, proposent une banque de 400 000 cartes anciennes. Il est toujours possible sur ce site de commander la photographie, ce qui vous évitera le bandeau disgracieux sur le côté, mais les tarifs sont exorbitants !
D’autres sites proposent de nombreuses archives, gratuitement, tels Gallica  qui présente en outre l’avantage de dater précisément les photos.
#ChallengeAZ : P comme Photos anciennes

Source : Gallica

En farfouillant un peu sur le net, vous n’aurez pas de mal à enrichir vos arbres généalogiques de photos de lieux. Pensez également à vos ancêtres commerçants, il existe souvent des cartes postales anciennes de devantures de commerces !

Les photos de famille

Source souvent négligée, peut-être parce que c’est la plus proche de nous, elle est pourtant essentielle à la contextualisation de la vie de nos aïeux. Comme la mémoire familiale, elle doit être précieusement collectée, numérisée pour ne pas être perdue. Si vos parents, grands-parents ont encore la mémoire des noms et des dates, c’est encore mieux. Il vous faudra veiller à nommer vos fichiers de manière à ne pas perdre ces informations. Pour ma part, chaque photo porte le nom « individu-date-lieu » pour mieux m’y retrouver (et mes enfants après moi, peut-être).
#ChallengeAZ : P comme Photos anciennes

©Archives personnelles

#ChallengeAZ : P comme Photos anciennes

©Archives personnelles

Pensez à dater vos photos actuelles, et pour les photos de groupe, indiquez bien les noms des uns et des autres, ainsi que leur lien familial (oncle René, tante Jacqueline…) ; cela facilitera d’autant les recherches de vos descendants !
#ChallengeAZ : P comme Photos anciennes

©Archives personnelles

Et si vous vous lancez dans l’écriture d’une biographie familiale, les photos et illustrations rendront votre ouvrage bien plus vivant, agréable à lire. Les photos anciennes, décidément une source à ne pas négliger !

#ChallengeAZ : B comme Biographe familial

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Sait-on la différence entre un biographe et un biographe familial ? Voici en quelques mots les différentes manières d’aborder le travail de biographie.

« Chaque biographie est une histoire universelle »

(Bernard Groethusen)

 

Le biographe et l’individu

Dans le cadre d’une biographie « simple », l’écrivain public que je suis s’attache à recueillir le plus fidèlement possible les souvenirs de son interlocuteur. Il s’agit dans un premier temps de faire émerger la demande : qui va lire ce que nous allons écrire ensemble ? S’agit-il de mémoires, ou de transmettre au plus grand nombre son histoire de vie ? La demande peut en effet être radicalement différente d’une personne à une autre. Certains auront à coeur de laisser une trace de leur existence pour leurs descendants, d’autres voudront détailler un pan particulier de leur parcours de vie, s’attarder sur une période. Le futur lecteur n’est pas si souvent déterminé, et là encore les souhaits peuvent être divers. Certains demanderont à être édités à compte d’auteur, d’autres au contraire souhaiteront une diffusion très restreinte…
Je vais évoquer ici deux exemples, qui me semblent tout à fait illustrer ces différences.
J’ai eu à travailler avec un vieux monsieur juif d’origine polonaise, à la demande de sa fille (et avec l’accord de l’intéressé, bien entendu), sur le recueil de ses souvenirs durant la guerre. Cette femme souhaitait que son père, très discret sur sa vie, puisse transmettre l’histoire de son parcours à ses petits-enfants. Notre travail donna lieu à un ouvrage destiné aux seuls membres de la famille, richement illustré de photographies de famille.

biographe familial

Une autre demande, plus atypique, m’est parvenue un jour : un autre vieux monsieur, qui venait de perdre son épouse, souhaitait écrire le récit de ses aventures extra-conjugales. Pour se sentir un peu plus vivant, peut-être, se remémorer d’agréables moments, qui sait ? Cela ne l’empêcha pas de s’interroger sur les origines de son infidélité, ce qui le ramena à sa petite enfance… Là, il n’était surtout pas question de diffusion familiale, mais il a souhaité que je l’accompagne dans sa volonté d’être auto-édité et pourquoi pas lu par le plus grand nombre.

Le biographe familial

Le premier travail évoqué, avec ce vieux monsieur juif polonais, pourrait s’apparenter à celui du biographe familial. Mais il est resté centré sur l’individu lui-même, ses sentiments, la perception de ses souvenirs. Pour devenir une biographie familiale, ses souvenirs auraient eu à être complété par des éléments plus factuels. Le biographe familial est là pour aider à retracer le parcours d’une famille, ses mouvements sociaux, géographiques… Agrémentée des souvenirs du narrateur, la biographie familiale a vocation à transmettre une histoire familiale bien plus qu’individuelle.
En ce sens, chacun peut s’atteler à la tâche. L’un des derniers numéros de la Revue Française de Généalogie y est d’ailleurs consacré.

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Le travail est ardu, long et complexe. Mais il ne faut pas se priver de cet outil formidable de transmission. Combien sommes-nous à déplorer que nos ancêtres n’aient pas laissé plus de traces de leurs parcours de vie ? Imaginez la richesse de votre travail pour vos enfants, petits-enfants…
Le lien entre mon métier d’écrivain public et ma passion pour la généalogie est ici le plus évident ; j’aime accompagner les gens dans cette transmission, et à être à mon petit niveau un passeur d’histoire(s).