Livre d’or

Quelques avis figurent sur cette page, que j’ai intitulée « Livre d’or », pour vous permettre de vous faire une opinion sur la satisfaction des personnes ayant fait appel à mes services. En effet, comment choisir dans la jungle d’internet le BON professionnel ? Pour les sites marchands, nous avons l’habitude de consulter les avis des clients… pourquoi ne pas le faire pour un écrivain public ? Cela me semble naturel, d’où l’existence de cette rubrique, alimentée essentiellement par les retours mails que j’ai reçus. Je ne m’autorise pas ici à citer ce que l’on me dit, ces éléments n’étant étayés par aucune trace écrite.
 livre d'or
« J’ai sollicité ton œil extérieur et averti, ce n’est pas pour entendre que mon roman est le plus beau, le plus grand jamais écrit ! (…) Et l’avis à part, argumenté, me convient également sous cette forme. Et, je le répète, tu as fait cela avec beaucoup de finesse… »
Sébastien – Auteur publié de romans
« Je trouve ça parfait! Tant au niveau de la forme que du fond.
J’ai peut-être tendance à faire des phrases trop longues, ce qui peut dénoter avec l’efficacité des vôtres.
Le ton me convient, il est concis et pertinent, je trouve que cela fonctionne bien. »
Raphaël – Relecture et correction d’un mémoire professionnel
« L’article est top ! »
Antoine – Community manager
« Merci beaucoup pour votre message.
Mon papa est très occupé par la préparation du prochain rendez vous! Il réfléchit à ce qu’il a oublié de dire…. »
Sylvie – Biographie
« Merci pour les conseils, pour le cv je le trouve très bien, c’est vrai que ça fait plus clair et lisible. »
Madi – Rédaction CV
« Merci beaucoup pour votre travail rapide et de bonne qualité. »
Martin – Réécriture de publications professionnelles
« Mille mercis !!
Je n’ai, après 2 attentives lectures, ni un mot a rajouter, ni un mot a retrancher. »
Florence – Aide à la rédaction et réécriture

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Autobiographie d’une exécution – David R. DOW

lecture 1

 

Le résumé d' »Autobiographie d’une exécution »

« J’ai représenté plus de cent condamnés à mort. À l’exception de trois ou quatre seulement, je ne les aime pas. Parmi eux,il y en a sept que je crois innocents. Tous ont été exécutés parce qu’ils avaient jusque là été défendus par des avocats incompétents.
Chaque fois que je quitte la prison, je suis impatient de prendre une douche, pour me nettoyer de la mort et de la solitude. J’engage des experts pour qu’ils disent aux juges qui sont mes clients, et pendant qu’ils parlent, je fais tout mon possible pour ne pas les écouter. Mon travail consiste à empêcher qu’on exécute pas mes clients, pas à les sauver, ni à les guérir. C’est assez dur comme ça,mais au moins, c’est possible.Je ne suis pas Don Quichotte.
Les gens pensent que les condamnés à mort ont la belle vie, ils font de la musculation tous les matins et regardent la télé toute la nuit, avec trois solides repas par jour, l’accès à des ordinateurs et des livres, et des audiences en appel à n’en plus finir. Je ne sais pas si ceux qui ont fabriqué ce mythe sont ignorants, ou simplement cyniques. Quoi qu’il en soit, ils se trompent sur toute la ligne. Le couloir de la mort est une cage de la fourrière. Ça ne vous pose peut-être aucun problème. Vous pensez peut-être que quelqu’un qui commet un assassinat doit être emprisonné dans une cage. Je ne partage pas ce point de vue, mais je le comprends. »

À la lecture

David R. DOW n’est pas abolitionniste, c’est un fait. Il semblerait même que les abolitionnistes américains ne l’apprécient pas. Ce qui le pousse dans son combat, c’est un constat simple :
« Si vous avez des doutes à l’idée de soutenir un système raciste, reposant sur l’appartenance de classe, un système sans scrupule dans lequel la peau blanche vaut beaucoup plus que la peau foncée, où les procureurs dissimulent les preuves et les policiers mentent allègrement, où les juges décident des exigences de la justice en consultant la dernière enquête d’opinion, où les riches peuvent tout se permettre et e sont jamais condamnés à mort, alors vous n’avez pas fini de vous poser des questions sur la peine de mort telle qu’elle existe en Amérique. »
Je crois ce que David R. DOW écrit, parce qu’il le fait avec toute son humanité, toutes ses faiblesses. Il décortique à la fois le système qui condamne à mort et les défenses qu’il met en place tant pour sauver ses clients de la mort que pour se protéger.

Les allers et retours

Ce livre est construit sur le principe des allers et retours : le travail et la vie personnelle de l’auteur y sont sans cesse imbriqués, dans une sorte de toile dont l’avocat ne parvient pas à s’extraire. S’il parvient à se protéger un minimum des impacts de son métier, c’est sans doute parce que sa famille est un pilier de sa vie, parce qu’il est par ailleurs enseignant, parce qu’il peut compter sur une équipe qui assure. Sa vie est méthodiquement traduite dans sa manière d’écrire : les allers et retours sont ceux qu’il fait en prison, mais aussi ceux des recours qu’il adresse à la justice pour retarder une exécution, ceux de l’invitation de sa vie personnelle dans sa vie professionnelle et inversement. Enfin, ce sont les allers et retours entre les préoccupations éthiques, morales et la réalité crasse des histoires de vie auxquelles il se cogne.
Cette écriture empêche le lecteur de se lasser, plus encore, elle permet de poursuivre sans que le sentiment d’oppression ne se fasse trop fort, sans jamais que l’on ne se sente voyeur.

Les questions de fond

Ces questions sont certainement plurielles. Elles touchent au principe de la peine de mort, bien que David R. DOW, je le répète, ne soit pas contre la peine de mort, mais aussi à l’absurdité du système judiciaire américain qui n’hésite pas à tuer les fous, et parfois même les innocents.
On sait, statistiques à l’appui, que la peine de mort n’a pas d’effet dissuasif : le condamné ne risque évidemment pas de récidiver, et les meurtriers potentiels se sentent tout-puissants. Savoir qu’ils risquent la peine de mort ne les empêche pas de tuer.
Si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous conseille l’ouvrage de la série « Que sais-je ? » paru aux éditions PUF.
la peine de mortIl a le mérite d’explorer la question de la peine de mort et de fournir des données claires, hors du contexte politique et sociétal dans lequel nous sommes baignés, parfois contre notre volonté.

Pourquoi lire « Autobiographie d’une exécution » ?

Si je recommande cet ouvrage, c’est pour la qualité de son écriture, qui fait que l’on n’a pas l’impression de lire un témoignage, tout en en étant parfaitement conscient à chaque page. Mais c’est aussi parce que le point de vue d’un avocat qui tente d’empêcher l’exécution de ses clients a selon moi une réelle valeur. J’admire le travail fait par cet homme, et je pense que chacun de ceux qui lira ses mots admettra qu’un tel avocat force le respect.
Et si vous souhaitez approfondir le sujet d’un point de vue plus français, je vous recommande la lecture de Robert BADINTER, « L’abolition » (Éditions Points Poche – 2009) et/ou « Demain, vous voterez l’abolition de la peine de mort » (Éditions Le Livre de Poche – 2002).

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